L'e-commerce est l'avenir des boutiques... locales
C'est la thèse que défend la Maison des entreprises, l'antenne locale de la CCI, qui entend convaincre et former les entrepreneurs mentonnais
Le Web et sa toile mondiale. Elle semble réservée, du moins en matière de ventes, aux géants du commerce en ligne. Et pourtant. Si l'on en croit la Maison des entreprises de Menton, l'antenne locale de la chambre du commerce et d'industrie, Internet peut aussi être l'avenir des boutiques locales.
C'est, en tout cas, pour en convaincre les entrepreneurs du secteur qu'une réunion des plus intéressantes a été organisée hier matin dans les salons du Louvre devant une bonne quarantaine de professionnels d'origines très variées, mais tous soucieux de savoir comment la toile pouvait les aider à développer leur activité.
Face à eux, deux intervenants performants, Amandine Serrière, de Dezigner Concept, et Laurent Vaugrenard, de la société DSL, leur ont expliqué en détails les bonnes méthodes pour créer un site, bien le gérer et surtout le rendre efficace : « Un bon site doit être très préparé et surtout bien achalandé, avec de nombreuses références et un suivi très sérieux. Les systèmes de livraison doivent aussi être bien étudiés. La clef de la réussite est, bien évidemment, de le travailler beaucoup et de ne surtout pas lâcher un client qui est arrivé sur le site. Il doit recevoir ensuite très régulièrement de l'information émanant de ce même site. C'est primordial », expliquaient de concert les deux spécialistes.
Des coûts et un investissement élevés
Bien sûr, la mise en place d'un tel dispositif a un prix, autour de 5 000 euros pour un site vraiment performant, et l'embauche de deux personnes est recommandée pour le gérer en continu. Des coûts hors de portée de la plupart des entrepreneurs présents qui, pour une grande part d'entre eux, démarraient leur activité.
Bien sûr, il s'agissait ici de présenter le site parfait. Capable d'attirer dans des délais très brefs de nombreux clients et donc du chiffre d'affaires supplémentaire. Et qui doit, en plus, s'assortir d'un excellent référencement, le véritable nerf de la guerre.
Pour beaucoup de commerçants présents, l'idée était plutôt de savoir comment créer un site qui puisse servir de vitrine pour attirer vers la boutique. Une démarche peut-être moins ambitieuse.
Mais, de leur côté, les spécialistes voient plus loin : « Ce n'est pas parce que l'on a une petite boutique à Menton que l'on ne peut pas intéresser des clients ailleurs en France ou même à l'étranger. » Et Amandine Serrière d'expliquer : « C'est une région très touristique. Et les clients arrivent donc de partout. Beaucoup aimeraient sûrement pouvoir, une fois rentrés chez eux, commander à distance dans les boutiques qu'ils ont appréciées. »
Un argument qui se tient en effet pour les commerces qui vendent des produits typiquement locaux. Mais qui paraît moins vrai pour celles qui vendent ce que l'on peut trouver ailleurs.
opoisson@nicematin.fr
Des entrepreneurs particulièrement bien soutenus
La personne qui veut créer une entreprise dans le Mentonnais est gâtée. Il existe sur place un véritable maillage capable d'apporter toutes les aides possibles en vue d'une éventuelle installation.
Il y a l'Aderf, bien sûr, qui épaule les candidats afin d'élaborer leur dossier et surtout, s'ils sont bien faits, à trouver des solutions de financement.
Il y a aussi l'Acec, capable d'aider tout un chacun dans ses démarches.
Et il y a enfin la Maison des entreprises et sa dynamique responsable, Marine Giardina. Cette antenne de la CCI est particulièrement efficace en matière d'accompagnement, qu'il s'agisse de création ou de développement.
Initiatrice du rendez-vous d'hier, elle organise dès jeudi 19 mai prochain la suite de cette conférence au Louvre avec une information ciblée sur le référencement et le développement du réseau.
D'autres rencontres sont déjà prévues sur des thèmes aussi variés que la négociation avec son banquier (16 juin de 8h30 à 10h30 au Louvre) ou le soutien spécifique aux entreprises récentes (en septembre).
ILS ONT DIT
« Une seconde vitrine sur le web »Emmanuelle et Patricia De Simone
Boutique Taratata
« Nous n'entendons pas vendre directement sur le site. Nous faisons des habits et des chaussures pour jeunes enfants. Et il faut essayer. Un site Internet nous permettrait plutôt de faire mieux connaître la boutique. Ce serait un produit d'appel pour le magasin, une seconde vitrine en fait. »
« Mon activité est assez récente et je la pratique dans plusieurs instituts de beauté. Je fais du maquillage permanent qui peut être correctif ou esthétique. Internet ne peut pas me servir à vendre, mais plutôt à me faire de la pub avec des explications sur mon activité qui est assez méconnue. »
Filomena Gutierrez
Spécialiste en maquillage permanent
« Pour me faire de la publicité »
« Indispensable pour l'image »
Jean-Marc Castellani
Bijoutier
« Nous avons un site pour les montres depuis un an qui est très bien référencé si l'on cherche sur Menton. Mais mes produits sont trop connus pour apparaître au niveau national. Nous faisons d'ailleurs peu de ventes avec. C'est la bijouterie le moteur. Mais c'est cependant indispensable en terme d'image. »
http://www.menton.maville.com/actu/actudet_-L-e-commerce-est-l-avenir-des-boutiques...-locales_loc-1795732_actu.Htm
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